Le contrat de performance énergétique (CPE) est un levier de performance pour les bâtiments. C’est un accord contractuel entre un prestataire de service et un client (public ou privé), visant à garantir une réduction mesurable des consommations énergétiques. Le prestataire s’engage à atteindre un objectif de performance, avec un mode de rémunération souvent lié aux économies d’énergie réalisées.
Mais comment s’assure-t-on que ces économies sont bien réelles ? Et surtout, comment calcule-t-on l’intéressement en cas de dépassement ou de non-atteinte des objectifs ?
L‘intéressement dans un contrat de performance énergétique est le fruit d’un travail rigoureux de modélisation, de suivi et d’analyse des performances énergétiques, dans un cadre co-construit avec le client.
Avec une méthodologie claire et un suivi régulier, le CPE devient un véritable outil de transition énergétique rentable et mesurable.
Le tiers-financement et la logique d’intéressement
Dans un CPE, la logique est simple : pas d’économies, pas de rémunération.
Dans les dispositifs dits de tiers-financement, le prestataire se rémunère uniquement sur la base des économies d’énergie obtenues. Ce modèle repose sur un partenariat gagnant-gagnant.
- Tous les mécanismes d’intéressement et de pénalité sont définis avant le début des travaux.
- Si les objectifs ne sont pas atteints : des pénalités peuvent être appliquées, généralement 100 % à la charge du prestataire.
- Si les économies sont supérieures à l’objectif : les gains sont partagés.
Le plan de mesure et de vérification : la clé du calcul
Avant les travaux, un plan de mesure et de vérification (PMV) est établi. Ce document technique, rédigé par un ingénieur spécialisé, fixe le cadre de référence pour mesurer les performances énergétiques. Il comprend :
- les consommations d’énergie brutes (en kWh), issues des compteurs ou des factures ;
- les facteurs d’influence sur la consommation (ex : météo, taux d’occupation, ensoleillement, température intérieure…) ;
- une modélisation statistique : la consommation est mise en équation avec ces facteurs pour obtenir une situation de référence normalisée.
Cette étape est co-validée avec le client pour garantir la transparence des hypothèses.
Comment calcule-t-on les économies d’énergie ?
Après les travaux, et pendant toute la durée du contrat, le calcul passe par :
- la collecte les données réelles de consommation via des sous-compteurs communicants ;
- le recueil des nouvelles valeurs des facteurs d’influence ;
- l’intégration de ces données dans le modèle de référence, pour reconstituer ce qu’aurait été la consommation sans travaux, à périmètre constant.
La différence entre cette consommation de référence et la consommation réelle donne le gain énergétique réel. Un energy manager surveille ces données chaque semaine, pour s’assurer que les consommations ne dévient pas.
Un partenariat basé sur la confiance et la performance
Le succès d’un CPE repose sur un partenariat fort entre le prestataire et le client :
- toutes les étapes sont validées conjointement ;
- les hypothèses sont transparentes ;
- les résultats sont objectifs et mesurables.
Chez Ramery Management de l’énergie, nous vous accompagnons avec une approche sur mesure, du diagnostic à la mise en œuvre, jusqu’au suivi des résultats.
Avec une offre clé en main nous garantissons des économies réelles et un impact positif sur l’environnement.
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